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Une page catégorie optimisée pour le SEO vise un mot-clé générique (« chaussures de running femme »), le reprend dans son title, son H1 et son URL, contient un texte utile qui explique la gamme, et reçoit des liens depuis les fiches conseils et les sous-catégories de son univers. C'est souvent la page la plus rentable d'une boutique, et souvent la plus négligée : une grille de produits sans un mot de texte.
Ce guide fait partie de ma méthode de SEO e-commerce. Les réglages propres à chaque plateforme sont dans mes guides du SEO Shopify, du SEO WooCommerce et du SEO PrestaShop.
Par Sébastien Vaquier, consultant SEO e-commerce, créateur de SiloScope.
Elles visent les requêtes qui ont le plus de volume : on cherche « robe longue été » bien plus souvent qu'une référence précise.
Elles correspondent à une intention d'achat : la personne veut voir un choix de produits, pas un seul.
Elles durent : un produit disparaît, une catégorie reste en ligne des années et accumule de l'autorité.
Elles sont la page d'entrée des silos : c'est vers elles que remonte le jus des fiches conseils et des fiches produits.
Sur la plupart des boutiques que j'audite, les catégories sont le premier gisement de trafic à exploiter, avant même les fiches produits.
Pars du vocabulaire des clients, pas de celui de ton fournisseur : « baskets » ou « sneakers » ? Les suggestions de Google et la Search Console te le disent.
Vérifie l'intention : tape le mot-clé dans Google. Si la première page montre des catégories de boutiques, c'est le bon type de page. Si elle montre des guides, vise ce mot-clé avec une fiche conseil.
Un mot-clé principal par catégorie, et une seule catégorie par mot-clé. Deux catégories qui visent la même requête se font concurrence.
Les variantes (synonymes, pluriel, « pour femme », « pas cher ») se travaillent dans le texte et les H2, pas avec une autre page.
Le title (moins de 65 caractères) : le mot-clé au début, un bénéfice qui donne envie de cliquer (choix, livraison, retours), puis la marque. Exemple : « Chaussures de running femme : 120 modèles, livrés en 48 h | Marque ».
La meta description (environ 155 caractères) : ce qu'on trouve dans la catégorie et pourquoi acheter chez toi. Elle ne fait pas ranker, mais elle fait cliquer.
Le H1 : le mot-clé, formulé simplement. Il peut être plus court que le title.
L'URL : courte, avec le mot-clé, sans dates ni mots vides. Ne la change pas sur une catégorie déjà positionnée, ou alors avec une redirection 301.
Évite les titles générés automatiquement « Nom de la catégorie | Marque » sur tes catégories principales : c'est là que l'effort paie le plus.
300 à 500 mots utiles suffisent sur la plupart des catégories. L'objectif n'est pas de remplir, mais d'aider à choisir et d'expliquer à Google le sujet de la page.
En haut : 2 ou 3 lignes d'introduction, avec le mot-clé, sans repousser les produits sous la ligne de flottaison.
Sous la grille : l'essentiel du texte, découpé en H2 qui reprennent les questions des clients (« comment choisir sa taille », « quelle différence entre… »). Les « autres questions posées » de Google sont une très bonne source.
Ce qu'il faut éviter : un bloc de texte générique bourré de mots-clés, le même texte copié sur plusieurs catégories, ou un texte caché derrière un bouton « lire la suite » qui n'est pas dans le code de la page.
La catégorie principale d'un univers est la page d'entrée de son silo. Son maillage suit quatre règles :
Elle lie ses sous-catégories dans le texte, avec des ancres descriptives (« chaussures de trail femme », pas « cliquez ici »).
Elle lie la fiche conseil pilier de l'univers (« comment choisir ses chaussures de running »).
Elle reçoit des liens depuis ses sous-catégories, ses fiches produits (fil d'Ariane) et les fiches conseils du même univers.
Entre deux univers, on relie les catégories principales entre elles, pas les pages profondes.
Le menu ne suffit pas : il donne le même lien à toutes les pages. Ce sont les liens dans le texte qui disent à Google quelles catégories comptent. Toutes les règles sont dans mon guide du maillage interne.
La pagination (page 2, 3…) : laisse chaque page accessible avec sa propre URL et sa propre balise canonical. Ne fais pas pointer la canonical de toutes les pages vers la page 1 : Google ne verrait plus les produits des pages suivantes.
Le texte et les liens éditoriaux : concentre-les sur la page 1, c'est elle qui doit ranker.
Le nombre de produits par page : assez pour que les produits importants soient sur la page 1, sans alourdir le chargement.
Les tris (prix croissant, nouveautés) : ils ne créent pas de nouveau contenu. Leurs URL ne doivent pas être indexées : canonical vers la catégorie, ou paramètres bloqués dans le robots.txt.
Le « chargement infini » : vérifie que les produits suivants restent accessibles par de vrais liens de pagination, sinon Google ne les trouve pas.
Règle simple : une nouvelle page indexée se justifie seulement si elle répond à une recherche réelle et qu'elle a assez de produits pour être utile.
« Chaussures de running femme trail » est recherché et regroupe une vraie gamme : sous-catégorie, avec son title, son H1 et son texte.
« Chaussures de running femme Nike » est recherché aussi : page filtre indexée (ou sous-catégorie selon la plateforme), avec une URL propre et un court texte.
« Chaussures de running femme rouges pointure 38 » n'est pas une recherche courante : le filtre reste disponible pour les clients, sans page indexée.
Une sous-catégorie avec deux produits n'aide personne : regroupe-la, ou attends d'avoir une vraie gamme.
Les catégories vides ou presque : regroupe-les avec une catégorie proche et redirige leur URL en 301. Une page sans produits déçoit le visiteur et dilue le site.
Les catégories saisonnières (« soldes », « Noël », « rentrée ») : garde la même URL d'une année sur l'autre, sans date. Hors saison, laisse-la en ligne avec un texte et une sélection, pour conserver son historique.
Les doublons (« Robes été » et « Robes d'été ») : garde celle qui a le plus de trafic et de liens, fusionne les produits, redirige l'autre.
Les catégories créées pour la navigation (« Nouveautés », « Meilleures ventes ») : utiles aux clients, mais rarement à indexer.
La méthode est la même partout, seuls les réglages changent :
Shopify : les catégories sont des « collections ». Le title et la meta se règlent dans l'aperçu du référencement de la collection ; pour placer le texte sous la grille, il faut un métachamp ou une section du thème. Le détail est dans mon guide du SEO Shopify.
WooCommerce : les catégories de produits sont hiérarchisées, et le title et la meta se règlent avec l'extension SEO. Le détail est dans mon guide du SEO WooCommerce.
PrestaShop : chaque catégorie a ses champs title, meta et résumé d'URL ; attention aux identifiants dans les URL et aux pages de facettes. Le détail est dans mon guide du SEO PrestaShop.
Faut-il vraiment du texte sur une page catégorie ?
Oui. Sans texte, Google n'a que les noms de produits pour comprendre la page. Quelques centaines de mots utiles, placés pour ne pas gêner l'achat, font souvent la différence.
Le texte doit-il être en haut ou en bas de la page ?
Les deux : une courte introduction en haut pour le contexte, l'essentiel sous la grille de produits.
Combien de temps pour voir l'effet d'une catégorie optimisée ?
Souvent quelques semaines pour un nouveau title et un texte, davantage quand il faut aussi renforcer le maillage. Cela dépend de la concurrence et de la fréquence de passage de Google.
Une fiche produit peut-elle être dans plusieurs catégories ?
Oui, mais elle doit garder une seule URL canonique et une catégorie principale, celle de son fil d'Ariane. Le reste de l'optimisation est dans mon guide des fiches produits SEO.
Pour savoir quelles catégories manquent de texte, se cannibalisent ou ne reçoivent aucun lien, suis la méthode de mon guide de l'audit SEO e-commerce. SiloScope, mon outil d'audit SEO e-commerce, fait ce diagnostic catégorie par catégorie et propose les titles, les textes et les liens à ajouter.
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Pour la méthode générale, lis le guide du SEO e-commerce. Et pour recevoir mes prochains guides, inscris-toi à la newsletter SEOFORMAKER.