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Ancres de liens : comment les choisir pour ton netlinking

L'ancre d'un lien est son texte cliquable. Elle indique à Google de quoi parle la page de destination. Pour un netlinking sans risque, il faut varier les ancres : surtout ta marque, ton URL et des phrases descriptives, et le mot-clé exact seulement de temps en temps. Un profil où la plupart des liens portent le même mot-clé exact ressemble à une manipulation.

Ce guide fait partie de mes guides sur le netlinking. Il détaille les types d'ancres, la façon de les répartir et ce qu'il faut faire si ton profil est déjà trop optimisé.

Par Sébastien Vaquier, formateur SEO, consultant en référencement naturel depuis 2007.

Qu'est-ce qu'une ancre de lien ?

L'ancre (ou « texte d'ancrage », « anchor text » en anglais) est le texte visible sur lequel on clique. Dans le code HTML, c'est ce qui se trouve entre les balises du lien :

<a href="https://www.seoformaker.com/netlinking">guide du netlinking</a>

Ici, l'ancre est « guide du netlinking ». Quand le lien est une image, c'est le texte alternatif de l'image (l'attribut alt) qui joue le rôle d'ancre.

L'ancre ne se confond pas avec l'URL de destination : la même page peut recevoir des liens avec des dizaines d'ancres différentes, et c'est justement ce mélange qui la rend naturelle.

Pourquoi l'ancre compte-t-elle pour Google ?

Google lit l'ancre comme une description de la page liée, écrite par quelqu'un d'autre. Elle l'aide à comprendre sur quelles requêtes cette page est pertinente, en plus de son propre contenu. Les consignes de Google pour les développeurs recommandent d'ailleurs des ancres descriptives plutôt que « cliquez ici ».

C'est aussi pour cette raison que l'ancre a longtemps été manipulée : des milliers de liens avec le mot-clé exact suffisaient à faire monter une page. Depuis la mise à jour Penguin de 2012, aujourd'hui intégrée à l'algorithme principal, Google repère ces profils artificiels et neutralise les liens concernés.

Résultat : l'ancre reste un signal utile, mais seulement si elle a l'air d'avoir été choisie par l'auteur du lien, pas par toi.

Quels sont les types d'ancres ?

Prenons une page qui vise la requête « maillage interne » :

  • L'ancre de marque : « SEOFORMAKER », « Sébastien Vaquier ». La plus naturelle et la plus sûre.

  • L'URL nue : « seoformaker.com/maillage-interne » ou « www.seoformaker.com ».

  • L'ancre exacte : « maillage interne ». Puissante, mais la plus risquée quand elle se répète.

  • L'ancre partielle : le mot-clé avec d'autres mots, comme « améliorer son maillage interne ».

  • L'ancre descriptive ou le titre : « ce guide pour organiser les liens entre ses pages », ou le titre exact de la page.

  • L'ancre générique : « ici », « cet article », « en savoir plus ». Peu informative, mais très courante dans un profil naturel.

  • L'ancre image : le texte alternatif d'une image cliquable, souvent un logo.

Quelle répartition d'ancres viser ?

Il n'existe pas de pourcentage officiel, et les chiffres qui circulent varient selon les secteurs. Plutôt que de viser une règle universelle, je m'appuie sur deux repères :

  1. Le profil naturel : sur un site qui n'a jamais cherché de liens, la marque, l'URL et les ancres descriptives ou génériques dominent largement. Le mot-clé exact reste minoritaire.

  2. Les pages déjà en tête sur ta requête : regarde la répartition de leurs ancres avec un outil d'analyse de liens. C'est le meilleur indicateur de ce que Google accepte dans ton secteur.

La règle pratique que j'applique : quand tu choisis l'ancre, privilégie la marque, l'URL ou le titre du guide. Garde l'ancre exacte pour les liens où elle est vraiment la formulation la plus naturelle.

Qu'est-ce que la sur-optimisation des ancres ?

On parle de sur-optimisation quand le profil d'ancres d'une page ne ressemble plus à ce que des auteurs indépendants auraient écrit. Les signes :

  • la majorité des liens portent le même mot-clé exact ;

  • la même ancre revient sur des dizaines de sites différents ;

  • presque aucun lien ne cite la marque ou l'URL ;

  • les ancres sont commerciales (« achat », « pas cher ») alors que les pages sources sont éditoriales.

Les conséquences vont de la simple perte de valeur des liens, la plus fréquente, à une action manuelle pour liens artificiels, visible dans la Search Console. Dans les deux cas, la page ne profite plus de ces liens.

Comment choisir l'ancre selon la source du lien ?

L'ancre doit ressembler à ce qu'on écrit naturellement sur chaque type de site :

  • Forums et communautés : l'URL nue ou le titre du guide. Personne n'écrit un mot-clé optimisé dans une réponse de forum. J'en parle dans mon guide du ninjalinking.

  • Profils et annuaires : le nom de ta marque ou ton URL d'accueil.

  • Partenaires, fournisseurs, associations : la marque, souvent accompagnée du logo.

  • Article invité : une phrase descriptive dans le texte, et ta marque dans la présentation d'auteur.

  • Contenu cité par d'autres : tu ne choisis pas l'ancre. Souvent le titre de ta page, ou une ancre générique comme « selon cette étude ».

Les liens que tu ne contrôles pas sont ceux qui rendent ton profil crédible. Toutes ces sources sont détaillées dans mon guide des backlinks gratuits.

Les règles sont-elles les mêmes pour les liens internes ?

Non. Sur ton propre site, c'est toi qui écris tous les liens, et Google le sait. Tu peux utiliser des ancres descriptives qui contiennent le mot-clé de la page cible, sans risque de pénalité. Deux précautions tout de même :

  • Varie quand même la formulation d'un paragraphe à l'autre, pour que tes textes restent lisibles.

  • N'utilise jamais la même ancre pour deux pages différentes : tu enverrais un signal contradictoire et tes pages se feraient concurrence sur la même requête.

C'est l'une des différences entre le netlinking et le maillage interne : à l'extérieur, l'ancre doit paraître spontanée ; à l'intérieur, elle doit surtout être claire.

Comment analyser les ancres de ton site ?

  1. Dans la Search Console, ouvre le rapport Liens : le tableau « Texte du lien le plus fréquent » liste les ancres de tes liens externes.

  2. Complète avec un outil d'analyse de liens, par exemple Ahrefs Webmaster Tools, gratuit pour tes propres sites, qui montre les ancres page par page.

  3. Classe chaque ancre dans un type : marque, URL, exacte, partielle, descriptive, générique.

  4. Compare avec deux ou trois pages en tête sur ta requête principale.

Si une seule ancre exacte domine nettement, ou si la marque est presque absente, ton profil mérite d'être rééquilibré.

Que faire si tes ancres sont trop optimisées ?

  1. Arrête d'obtenir de nouveaux liens avec l'ancre en cause.

  2. Dilue le profil : tes prochains liens portent la marque, l'URL ou des phrases descriptives.

  3. Modifie les ancres que tu contrôles : tes profils, tes articles invités, les sites de tes partenaires.

  4. Demande la suppression des liens manifestement artificiels quand c'est possible.

  5. Utilise l'outil de désaveu de Google seulement si tu as reçu une action manuelle, ou si tu sais qu'un grand nombre de liens artificiels pointent vers ton site. Mal utilisé, il peut te faire perdre de bons liens.

Si les liens viennent de techniques automatisées, comprendre leur fonctionnement aide à les identifier : je les présente dans mon guide du black hat SEO, et en détail dans ma formation GSA SER.

Questions fréquentes sur les ancres de liens

Qu'est-ce qu'une ancre optimisée ?

C'est une ancre qui reprend exactement, ou presque, le mot-clé visé par la page liée. Elle est efficace en petite quantité, risquée quand elle domine le profil.

Peut-on être pénalisé à cause de ses ancres ?

Oui, si le profil est manifestement artificiel. Le plus souvent, Google ignore simplement les liens concernés ; dans les cas graves, il applique une action manuelle visible dans la Search Console.

Les ancres génériques comme « ici » sont-elles inutiles ?

Elles transmettent peu d'information sur le sujet de la page, mais elles rendent ton profil naturel. Il est normal d'en avoir.

Faut-il une ancre différente pour chaque lien ?

Non. La marque et l'URL peuvent revenir souvent, c'est normal. Ce qu'il faut éviter, c'est la répétition du même mot-clé exact sur de nombreux sites.

L'ancre compte-t-elle pour les liens nofollow ?

Google traite les liens nofollow comme une indication. Leur ancre peut donc être prise en compte, mais elle pèse moins que celle d'un lien suivi.

Aller plus loin

  • Les bases du netlinking : ce qu'est un bon backlink, l'achat de liens, white hat et black hat, dans mon guide du netlinking.

  • Obtenir des liens sans payer : toutes les méthodes dans mon guide des backlinks gratuits, et la méthode pour les forums dans mon guide du ninjalinking.

  • Les réseaux de sites : pourquoi leurs ancres trop optimisées les trahissent, dans mon guide sur les PBN.

  • Le netlinking automatisé : les outils de création de liens et leurs risques, dans ma formation GSA SER.

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